Une start-up québécoise pourrait-elle suivre l’exemple d’On the House ?

L’entreprise australienne On the House vient de lever 1,7 million de dollars pour son projet innovant visant à offrir des produits hygiéniques gratuits aux femmes dans les toilettes publiques. Cette initiative suscite un intérêt grandissant à travers le monde, notamment en raison de l’équité qu’elle promeut et du confort qu’elle offre aux utilisatrices. On the House a su combiner une démarche sociale avec des stratégies commerciales innovantes, ce qui fait réfléchir sur la possibilité d’un tel modèle dans un contexte québécois.

Histoire de l’accessibilité aux produits hygiéniques

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L’accessibilité aux produits hygiéniques est une question sociale cruciale. En Australie comme au Québec, nombreuses sont les femmes qui doivent faire face à des situations d’urgence lorsqu’elles se retrouvent sans protection menstruelle dans un lieu public. Selon l’association Plan International Canada, plus de la moitié des adolescentes ont déjà vécu une situation similaire. Cet accès est donc non seulement une question de commodité mais aussi de dignité et d’égalité.

Importance du projet On the House

Le projet On the House se distingue par sa solution innovante qui utilise des dispensers numériques pour fournir gratuitement des produits hygiéniques biologiques et biodégradables dans les toilettes publiques. Ces dispositifs, dotés d’écrans digitaux de 32 pouces, sont financés grâce à la publicité.

Fonctionnement technique du modèle On the House

Le concept est plutôt simple : des dispensers numériques remplis de produits hygiéniques sont installés dans les toilettes publiques. Ces dispositifs comportent un écran digital qui affiche des publicités pour financer le coût des produits distribués gratuitement. L’entreprise a lancé son modèle commercialement en juillet 2025 et compte déjà neuf partenaires, dont Afterpay.

Structure technique des dispensers

Les dispensers numériques d’On the House sont conçus pour être facilement installables et reconfigurables. Ils sont alimentés par un système de batteries rechargeables via une source électrique standard. Les écrans digitaux peuvent afficher différentes types de publicités, y compris des vidéos courtes ou des bandes annonces promotionnelles.

Financement du modèle

L’innovation réside dans l’approche hybride de la publicité combinant les canaux sociaux et hors ligne (SOOH). Cette méthode permet à On the House d’allier efficacement la promotion des marques avec le service social offert aux femmes. Les publicités sur ces écrans sont conçues pour être plus engageantes et responsables, tout en assurant un flux de revenus stable.

Applications concrètes du modèle : Quel potentiel au Québec ?

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En se basant sur l’exemple d’On the House, le concept pourrait s’adapter facilement à des environnements québécois comme les universités, les malls commerciaux, les salles de sport et les lieux de travail. Une telle initiative serait particulièrement bénéfique dans des lieux très fréquentés où l’accès rapide aux produits hygiéniques est essentiel.

Exemple d’implémentation à l’université

Une entreprise québécoise pourrait installer ces dispensers numériques dans les salles de bain des campus universitaires. Cette solution faciliterait la vie des étudiantes et éviterait le recours à des solutions improvisées qui peuvent être inconfortables ou malsaines. De plus, cela créerait une nouvelle opportunité publicitaire pour les marques soucieuses d’atteindre un public spécifique.

Avantages et défis du modèle québécois

Points forts

  • Équité sociale : Assurer l’accès à des produits hygiéniques essentiels aux femmes.
  • Solutions commerciales innovantes : Utiliser la publicité pour financer un service social.
  • Potentiel de croissance : Le modèle est scalable et peut être déployé dans diverses localités.

Défis

  • Coût initial d’installation : Les dispensers numériques peuvent représenter une dépense importante pour les propriétaires des lieux publics.
  • Acceptation sociale : Il faut sensibiliser le public à l’intérêt et au fonctionnement de ce système.

Futur et perspectives

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L’avenir du modèle On the House semble prometteur. En se développant, l’entreprise pourrait étendre sa présence dans d’autres pays, y compris des marchés comme le Canada où les enjeux sociaux sont similaires. Le déploiement de ce concept au Québec nécessiterait une collaboration entre les entreprises, les municipalités et les universités pour créer un écosystème durable.

Influence sur la perception sociale

L’adoption d’un tel système pourrait influencer positivement la perception des produits hygiéniques menstruels en général, en réduisant le tabou qui y est encore attaché dans certaines régions du monde. Une telle évolution serait bénéfique pour toutes les femmes et pourrait favoriser une plus grande équité sociale.

FAQ

1. Comment fonctionne la publicité sur ces dispensers ?

La publicité est affichée sur des écrans numériques intégrés aux dispensers, permettant de financer gratuitement l’approvisionnement en produits hygiéniques. Les écrans peuvent diffuser divers formats d’annonces, y compris des vidéos et des images statiques.

2. Quels sont les principaux bénéficiaires de ce système ?

Les femmes qui peuvent accéder à des produits hygiéniques gratuits et biologiques dans les lieux publics. Les marques qui ont une nouvelle plateforme pour leur publicité. Et les propriétaires d’installations publiques qui offrent un service supplémentaire.

3. Quels sont les défis potentiels au Québec ?

Le principal défi serait le coût initial d’installation des dispensers et l’acceptation sociale du concept par la population québécoise. De plus, il faudrait convaincre les propriétaires de lieux publics que cette installation sera bénéfique pour eux à long terme.

4. Comment est assurée la maintenance des dispensers ?

Les dispensers sont régulièrement entretenus et approvisionnés par une équipe dédiée. Cette maintenance comprend le remplacement des batteries, l’entretien des écrans digitaux et le contrôle de l’approvisionnement en produits hygiéniques.

5. Est-ce que ces dispensers sont sécuritaires pour les utilisatrices ?

Oui, les dispensers sont conçus avec des matériaux non toxiques et biodégradables afin d’assurer la sécurité sanitaire des utilisateurs. Les écrans digitaux sont également protégés contre l’humidité.

Conclusion

L’exemple de On the House en Australie montre que le modèle économique et social de fournir des produits hygiéniques gratuits dans les lieux publics est viable. Le Québec, avec sa culture d’innovation technologique, pourrait facilement adopter une telle initiative. Cela nécessiterait toutefois un effort conjoint entre les entreprises, les municipalités et l’ensemble de la communauté pour garantir que ce service soit accessible à tous.